Dossier $1.50 – 5¢ de la diaspora : 2ème partie de la transcription officielle de l’audience du 10 avril dans l’affaire « Celestin V. Martelly

Published On August 14, 2019 | By Charité Thélot | Nouvelles

Dans cette deuxième partie de la conférence , on assistera à des échanges très intéressants entre le juge LaShann DeArcy Hall et les avocats des plaignants (Austin et Denis) sur l’applicabilité de la doctrine de l’acte d’État évoquée par les accusés dans le cadre de cette affaire.

Entre autres sujets, Il sera également question dans la seconde partie de cette transcription officielle (22 pages au total) de l’audience du 10 Avril tenue au tribunal de New York , des accusations portées par les compatriotes de la Diaspora à l’encontre de la Unibank et la Unitransfer.

L’avocat de la Unibank et Unitransfer , MREISS, en profitera pour demander au juge de se prononcer sur une  requête en sanction formulée par la Unitransfer à l’encontre de la partie accusatrice en vertu de la règle 11. Le juge  demandera à  M. REISS d’attendre  la décision de la Cour sur cette question.

En fait, cette demande de la Unitransfer sera rejetée par le tribunal sur la base de la plainte amendée  déposée le 24 Avril 2019.

Enfin , au cour de cette audience, l’accusation sera autorisée à modifiée pour la deuxième fois ladite plainte ( la première fois , c’était en janvier 2019), afin d’ajouter de nouveaux plaignants et de nouvelles causes d’action dans le cadre d’un calendrier précis.

Aujourd’hui, Le juge LaShann DeArcy Hall se prépare à rendre une ordonnance pour dire si le tribunal du District Est de l’État de New York accepte ou rejette en tout ou en partie la requête en rejet des accusés Digicel , Western Union,  Unitransfer, Unibank et  CamTransfer  présentée le 15 mai 2019  relativement au deuxième recours collectif modifié des plaignants , et fondée sur la doctrine de l’acte d’État et  celle du forum non conveniens.

Dans l’attente de la décision du juge, nous vous invitons à suivre la  deuxième partie de cette conférence .

Montaigne Marcelin

TRANSCRIPTION DE LA » PRE-MOTION CONFERENCE »

PAR DEVANT L’ HONORABLE LaSHANN DeARCY HALL

JUDGE DE DISTRICT DES ÉTATS-UNIS

(2ème Partie)

LA COUR: D’accord. Avez-vous quelque chose à dire sur l’argument de la doctrine de «  l’acte d’État » ?

M. AUSTIN: Oui, Votre Honneur. La doctrine de l’acte d’État ne s’appliquerait même pas dans ce cas parce que les actes n’ont pas été commis sur le territoire d’Haïti. C’est la doctrine de l’acte d’état qui stipule que les tribunaux américains ne peuvent statuer sur la légalité ou l’illégalité des lois ou questions en vigueur dans un pays souverain.

LA COUR: Le seul cas que vous citez dans votre mémoire, si je ne me trompe, concerne l’affaire Liu c. La République de Chine?

M. DENIS: Je suis désolé, Votre Honneur. Si vous le permettez, Votre Honneur, en ce qui concerne la doctrine de l’acte d’État également, Votre Honneur –

LA COUR: Avez-vous repris son argument?

M. DENIS: Non, Votre Honneur. Je voulais juste – oui, je suppose. Oui, votre honneur Les actes reprochés doivent être conformes à la loi –

LA COUR: Je suis désolé. Il était sur le point de répondre à ma question, à savoir que l’affaire Liu c. République de Chine est l’unique cas sur lequel vous vous appuyez. C’est là où nous étions.

M. DENIS: Oui, Votre Honneur.

LA COUR: Et cette affaire avait une participation très limitée, ai-je raison? Dans cette affaire il est indiqué précisément ce qui suit: Nous estimons que la doctrine de l’acte d’État n’interdit pas automatiquement d’engager des poursuites contre une nation étrangère lorsqu’il est allégué que la nation a ordonné l’assassinat d’un homme.

Citoyen américain aux États-Unis. Cette tenue est particulièrement limitée # Avez-vous une cause qui, selon vous, renferme une conclusion plus large, à laquelle la Cour se tournerait pour décider qu’une affaire impliquant un prélèvement d’impôts par le gouvernement haïtien en vertu d’une proclamation présidentielle est appropriée pour que la Cour divertir?

M. DENIS: Pas actuellement, Votre Honneur.

LA COUR: Vous en aurez besoin d’un.

M. DENIS: Oui, nous savons, Votre Honneur.

LA COUR: D’accord

M. DENIS: Si vous le permettez, Votre Honneur, encore une fois, conformément à la doctrine de l’acte d’État, l’acte reproché doit être conforme ou doit respecter les limites de la loi du pays qui aurait prétendument promulgué cette loi, et notre position est claire, Votre Honneur, les lois haïtiennes ne permettent pas au président de faire ce qu’il a fait ni à BOH.

LA COUR: Je ne le sais pas. Donc, vous me demandez par votre plainte de statuer sur la constitutionnalité d’un acte que le président d’Haïti a fait en vertu de la constitution haïtienne. Vous voyez pourquoi il y a un problème là-bas, non?

M. DENIS: Bien, Votre Honneur, nous voyons pourquoi il y a un problème là-bas, Votre Honneur, mais en même temps, Votre Honneur, il n’est pas possible que vous receviez l’acte d’État sans jeter un coup d’œil sur l’acte en cours.

LA COUR: Oui, mais pas pour déterminer la constitutionnalité de ce t acte. Il y a un

La différence entre le fait que je puisse dire que l’acte reproché est un acte émanant d’un État étranger, que sa légalité dépend de la constitution de cet État étranger et que je rende une décision quant à la constitutionnalité de l’acte.

M. DENIS: Eh bien, Votre Honneur, nous ne demandons pas tant à la Cour de se prononcer sur la constitutionnalité de la loi. Ce que nous alléguons dans notre plainte, c’est que cette loi est illégale au regard des lois haïtiennes. Alors —

LA COUR: Vous, même vous-voyez, je comprends que le plaideur rit ensuite en reconnaissance du problème posé par son argumentation.

M. DENIS: Eh bien, oui, Votre Honneur, mais nonobstant, Votre Honneur, le mal a été fait ici aux Etats-Unis, Votre Honneur. D’accord? Je comprends que ce devoir est très limité dans son application.

LA COUR: Oui.

M. DENIS: Mais je ne vois pas pourquoi, Votre Honneur, cela ne peut pas être appliqué ici parce que l’acte reproché s’est produit ici aux États-Unis.

LA COUR: Mais vous auriez une jurisprudence pour guider la Cour.

M. DENIS: Oui, Votre Honneur.

LA COUR: D’accord. En fin de compte, je ne fais pas de loi.

M. DENIS: Je comprends, Monsieur le Président.

LA COUR: Donc, si votre position a quelque influence que ce soit, vous pourrez me le faire savoir en vous renvoyant à la jurisprudence qui me le montre, car vous dites que parce que certains actes liés à l’acte se sont produits aux États-Unis, il n’était pas limité aux frontières d’Haïti, que la doctrine de l’acte d’État ne s’applique pas. C’est ton argument.

M. DENIS: En fait, Votre Honneur, nous avons cité un autre cas.

LA COUR: Vous l’avez fait?

M. DENIS: Oui, Votre Honneur, nous l’avons fait.

LA COUR: D’accord.

M. DENIS: Nous avons le – il y a un cas où un citoyen américain a été expulsé de Suisse. Oui, votre honneur

LA COUR: D’accord.

M. DENIS: Et une partie de l’expulsion a obligé la compagnie aérienne Swiss Air à réellement ramener la citoyenne américaine aux États-Unis. Elle a engagé une action en justice et, en réalité, le tribunal de district lui a permis de montrer que les droits de ce Citoyen américain peut avoir été violé. Donc, oui, votre honneur.

LA COUR: J’ai beaucoup de lettres à consulter pour que vous puissiez me pardonner.

M. DENIS: Je suis désolé, Votre Honneur.

LA COUR: Celui-là m’a échappé. Cela vous a peut-être échappé aussi. C’était en réponse à la lettre de quel accusé?

M. DENIS: Je crois que c’était la lettre de CAM, Votre Honneur.

M. NAKAMURA: Votre Honneur, si vous me le permettez, juste pour vous aider?

LA COUR: Oui.

M. NAKAMURA: C’est Galu contre Swiss Air. Cela a été cité dans la lettre de Caribbean Airlines, Votre Honneur.

M. DENIS: Merci.

M. NAKAMURA: Dossier 39.

LA COUR: Donc, ils l’ont cité, pas le demandeur.

M. DENIS: Nous l’avons aussi cité, Monsieur le Président.

LA COUR: Je vois. D’accord. Attendez.

(Pause.)

LA COUR: D’accord. J’écoute.

M. DENIS: Oui, Votre Honneur.

LA COUR: Cette affaire vous va-t-elle?

M. DENIS: Oui, Votre Honneur. Eh bien, en fin de compte, le… enfin, Votre Honneur, il a été jugé en faveur des accusés.

LA COUR: Cela ne semble pas aller pour vous.

M. DENIS: Votre Honneur, ce n’est pas tellement que cela va à mon goût, mais l’indication, Votre Honneur, est que lorsqu’un citoyen américain subit un préjudice à l’intérieur des frontières d’un autre pays, il faut examiner de manière à garantir que cet acte lui-même, la raison, la but de l’acte, Votre Honneur –

LA COUR: Je n’ai pas cette affaire devant moi, alors pardonnez-moi. Je regarde la lettre de Caribbean

LA COUR: Mais ces arguments et les commentaires qui ont été formulés ont-ils un impact sur l’argument du forum non conveniens?

M. REISS: Je ne pense pas que ce soit le cas. Je suis un peu abasourdi de savoir pourquoi ils les ont soulevées.

LA COUR: Je ne pense pas qu’ils le font.

M. REISS: d’accord.

LA COUR: Je ne vois pas comment le demandeur a déclaré quoi que ce soit à propos du défendeur en question –

M. REISS: Dans ce cas, je ne pense pas que nous devions demander de dépasser 25 pages pour le moment.

LA COUR: D’accord. Bien.

M. REISS: L’autre problème est que Unitransfer a rédigé une lettre de promotion relative à la règle 11. La Cour souhaite-t-elle traiter du briefing à ce sujet à ce stade ou attendre après la conférence ?

LA COUR: Nous allons attendre.

M. REISS: d’accord. Je vous remercie.

LA COUR: Nous allons attendre. Quelles étaient les déclarations? Je veux juste m’assurer que nous sommes clairs. Quelles étaient les déclarations de la demanderesse, s’agissait-il d’un transfert?

M. REISS: La déclaration qu’ils ont faite devant le tribunal aujourd’hui concernait quelque chose à propos d’Unitransfer qui collectait des dépôts dans des comptes Unibank. Encore une fois, je ne vois pas ce que cela a à voir avec quoi que ce soit. Même si c’est vrai et je ne le sais pas, mais ce n’est pas, à ma connaissance, sans rapport avec les arguments de notre lettre au titre de l’article 11.

LA COUR: Ou les deux arguments que je veux entendre pour le briefing pour le moment. Je ne vois pas en quoi ces déclarations ont une incidence sur ces deux questions. Si je me trompe, si vous vous trompez, vous alerterez la Cour et nous verrons si quelques pages supplémentaires sont nécessaires, mais il ne semble pas que ce soit le cas pour le moment.

M. REISS: Je suis tout à fait d’accord.

LA COUR: Avez-vous d’autres problèmes à résoudre?

D’accord. J’attends avec impatience la réunion d’information à ce sujet et je vous reverrai peut-être tous lors de la prochaine conférence préparatoire. D’accord. Je vous remercie.

(Affaire terminée.) Mail.

Ils invoquent la thèse selon laquelle, étant donné que la conduite du gouvernement haïtien, et ils la citent, est essentielle pour déterminer si le défendeur peut être tenu pour responsable ou non, la doctrine de l’acte d’État doit s’appliquer.

Je dois regarder ce cas de près. C’est pourquoi le défendeur l’a cité. Telle est l’argument avancé par la Cour pour expliquer pourquoi, à mon avis, la doctrine de l’acte d’État semble constituer un obstacle, mais je vais devoir examiner l’affaire. L’un d’entre vous. Juste un.

M. AUSTIN: D’accord.

LA COUR: D’accord.

M. AUSTIN: Votre Honneur, en ce qui concerne ce cas particulier, la raison pour laquelle il existait une doctrine d’acte d’État, c’est qu’une règle avait déjà été établie. L’individu a été expulsé par l’immigration suisse et elle a poursuivi parce qu’elle a prétendu que les deux agents de l’immigration, -l’immigration suisse -, l’avaient forcée à prendre l’avion pour les États-Unis. Ainsi, le tribunal américain a déclaré qu’une décision avait déjà été prise en Suisse selon laquelle elle était déportable. Par conséquent, comme la décision avait été prise en Suisse, elle ne pouvait pas venir aux États-Unis et poursuivre en justice et dire: «Oh! ils m’ont mal expulsé parce que c’est leur loi. Aucun de ces actes n’est survenu sur le sol américain. C’était sur le territoire de la Suisse.

Ici, ce n’est pas pareil. Les actes reprochés à tous se sont produits ici. Et les accusés sont ici . –

LA COUR: Tous ne se sont pas produits ici, mais d’accord.

M. AUSTIN: Pour la plupart. La collecte des fonds a eu lieu ici aux États-Unis. À peu près toutes les affaires citées par les accusés à l’appui de la doctrine de l’acte d’État étaient très spécifiques en ce qui concerne des actes survenus sur le territoire de ces pays. . Par exemple —

LA COUR: Mais votre cas, ne dépend-il pas d’une décision selon laquelle la perception de la taxe elle-même violait la constitution haïtienne, n’est-ce pas? S’il y a une détermination à ne pas enfreindre la constitution haïtienne, avez-vous toujours un cas?

M. AUSTIN: Votre Honneur, mais la collection –

LA COUR: Je veux juste savoir.

M. AUSTIN: Oui, Votre Honneur. La perception des frais ici aux États-Unis est en violation des lois américaines parce qu’ils n’en ont pas, ils n’ont pas le droit de percevoir les frais. Ils ont dit ce qu’ils ont fait – et ils l’ont fait de différentes manières en termes de Unitransfer, par exemple, Unitransfer et Unibank. L’une des choses qu’ils ont faites est qu’Unibank n’est pas autorisée à accepter des dépôts. C’est une banque haïtienne. Il n’est pas autorisé à effectuer des opérations bancaires aux États-Unis. Si vous voulez, si vous avez un compte bancaire en Haïti, un compte Unibank en Haïti et que vous souhaitez effectuer un dépôt, vous devez simplement aller à Unitransfer et  faire le dépôt et le 1,50 $ est collecté ici.

LA COUR: D’accord. Je dois donc vous dire que ce que j’ai trouvé intéressant, mais que le contenu important de la plainte concernant les lois antitrust, la loi Sherman, etcetera, n’est pas très positif. Vous ne faites pas de réclamations en vertu de la législation antitrust fédérale dans la plainte telle que je l’ai lue. Je ne vois pas très bien pourquoi vous avez tous passé autant de temps à suggérer ces problèmes et à laisser entendre que les lois antitrust fédérales sont enfreintes alors qu’aucune de celles-ci n’est en cause ici. J’espère donc que, dans la mesure où ce cas avance, vous le laisserez tous de côté.

D’accord. Donc voici ce que je vais faire. Les plaignants, vous pouvez modifier votre plainte si vous voulez et avez deux semaines pour le faire.

M. DENIS: Merci, votre honneur.

LA COUR: Aux défendeurs, ainsi qu’aux demandeurs, nous allons ensuite procéder – et votre amendement se limite à celui que vous avez présenté dans votre lettre, aux deux autres causes d’action et aux demandeurs supplémentaires.

M. AUSTIN: Oui.

LA COUR: C’est le but de l’amendement. C’est ce que je vous autorise à faire.

Nous allons ensuite procéder à un exposé sur les questions limitées du forum non conveniens et de la doctrine de l’acte d’État. Les accusés ont deux semaines à compter de la date de la plainte modifiée pour être déposés – car nous pouvons passer directement au briefing. Il n’est pas nécessaire que nous revenions tous ici. Je vais vous faire trois semaines parce que je ne veux qu’un mémoire, il n’y a aucune raison pour que vous me disiez tous la même chose, et parce que vous aurez besoin d’au moins un peu de temps pour pouvoir vous coordonner, je Je vais vous donner une semaine supplémentaire pour permettre cette coordination, mais je ne veux qu’un mémoire. Donc, vous aurez trois semaines. Deux semaines à compter d’aujourd’hui?

LE GREFFIER: Madame le juge, pour la plainte modifiée, le 24 avril, puis trois semaines à compter du 15 mai.

LA COUR: D’accord. Le 24 avril pour la plainte modifiée, puis le 15 mai pour un exposé des défendeurs sur une requête en irrecevabilité limitée à l’argument du forum non conveniens ainsi qu’à la doctrine de l’acte d’État. Les plaignants auront un mois à compter du 15 juin 12 pour s’opposer. 26 juin pour une réponse.

Une fois que le tribunal aura tenu ce briefing, si un briefing supplémentaire est requis sur le fond, nous en traiterons à ce moment-là. Ce sont des problèmes de blocage. Je pense qu’il est plus logique de les faire en premier. Si, en fait, il s’avère que nous allons procéder aux revendications, nous allons convoquer à nouveau où nous aurons une conférence de pré-motion à discuter des défis quant au bien-fondé des causes d’action.

Est-ce que tout le monde sait comment nous allons procéder?

M. FISHKIN: Oui.

M. NAKAMURA: Oui.

M. DENIS: Si je peux me permettre, Votre Honneur, en plus des causes d’action, Votre Honneur, nous avons dit que nous voulions clarifier les choses, Votre Honneur. Je veux juste être clair.

LA COUR: Vous avez bien dit cela.

M. DENIS: Oui, Votre Honneur.

LA COUR: Vous vouliez clarifier les choses pour fermer les arguments concernant les règles 8 et 9?

M. DENIS: Oui, Votre Honneur.

LA COUR: Oui. Aller de l’avant.

M. DENIS: Je voulais juste m’assurer, Votre Honneur, que nous ne sommes pas limités à –

LA COUR: Si vous pensez qu’ils ont identifié des lacunes concernant le bien-fondé des demandes existantes et que vous souhaitez remédier à ces lacunes dans cet amendement, je vous suggère de le faire.

M. DENIS: D’accord. Super, votre honneur. Je voulais juste m’assurer que nous sommes autorisés à faire ce que nous devons faire, Votre Honneur.

LA COUR: Oui. Oui?

M. REISS: Deux petits problèmes. Tout d’abord, pour ce qui est de la coordination sur un seul dossier, car les avocats de l’opposition ont présenté au tribunal des allégations concernant Unitransfer et Unibank, nous devrons peut-être y répondre. Serions-nous en mesure de dépasser la limite de 25 pages si nous en avons besoin? Je ne sais pas si nous en aurons besoin, mais je me suis dit que je le soulèverais maintenant.

LA COUR: Mais ces arguments et les commentaires qui ont été formulés ont-ils un impact sur l’argument du forum non conveniens?

M. REISS: Je ne pense pas que ce soit le cas. Je suis un peu abasourdi de savoir pourquoi ils les ont élevés.

LA COUR: Je ne pense pas qu’ils le font.

M. REISS: D’accord.

LA COUR: Je ne vois pas comment le demandeur a déclaré quoi que ce soit à propos du défendeur en question –

M. REISS: Dans ce cas, je ne pense pas que nous devions demander de dépasser 25 pages pour le moment.

LA COUR: D’accord. Bien.

M. REISS: L’autre problème est que Unitransfer a rédigé une lettre de promotion relative à la règle 11. La Cour souhaite-t-elle traiter du briefing à ce sujet à ce stade ou attendre après le forum ?

LA COUR: Nous allons attendre.

M. REISS: d’accord. Je vous remercie.

LA COUR: Nous allons attendre. Quelles étaient les déclarations? Je veux juste m’assurer que nous sommes clairs. Quelles étaient les déclarations de la demanderesse, s’agissait-il d’un transfert?

M. REISS: La déclaration qu’ils ont faite devant le tribunal aujourd’hui concernait quelque chose à propos d’Unitransfer qui collectait des dépôts dans des comptes Unibank. Encore une fois, je ne vois pas ce que cela a à voir avec quoi que ce soit. Même si c’est vrai et je ne le sais pas, mais ce n’est pas, à ma connaissance, sans rapport avec les arguments de notre lettre au titre de l’article 11.

LA COUR: Ou les deux arguments que je veux entendre pour le briefing pour le moment. Je ne vois pas en quoi ces déclarations ont une incidence sur ces deux questions. Si je me trompe, si vous vous trompez, vous alerterez la Cour et nous verrons si quelques pages supplémentaires sont nécessaires, mais il ne semble pas que ce soit le cas pour le moment.

M. REISS: Je suis tout à fait d’accord.

LA COUR: Avez-vous d’autres problèmes à résoudre?

D’accord. J’attends avec impatience la réunion d’information à ce sujet et je vous reverrai peut-être tous lors de la prochaine conférence préparatoire. D’accord. Je vous remercie.

(Affaire terminée.)

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