La Police nationale mise en déroute à Delmas 2

Published On September 19, 2019 | By Charité Thélot | Nouvelles

Au nez et à la barbe des policiers du quartier général du Corps d’Intervention et de Maintien d’Ordre des individus encagoulés, lourdement armés, défient la circulation et imposent leur loi. Les résidents du Bas de Delmas, de Delmas 2 ont vécu l’horreur avec le déploiement impressionnant de matériels, un acte révélateur de l’impuissance des forces de l’ordre.

Jeudi 19 septembre 2019 ((rezonodwes.com))– À l’aube du jeudi, la circulation, au bas de Delmas, à Delmas 2, était encore sous la coupe réglée des jeunes encagoulés, lourdement armés. Sur des réseaux, des séquences devenues virales donnant froid dans le dos, confortent les témoignages de résidents ayant frôlé la mort.

Des caïds armés jusqu’aux dents défilaient dans ces sections limitrophes du Quartier général du Corps d’Intervention de Maintien d’Ordre (CIMO) à Delmas 2, jusqu’à oser assiéger le périmètre jusqu’au Carrefour de l’Aviation, rapportent des témoins.

À Delmas 2, en milieu de journée, un véhicule d’une agence de presse de la capitale, pour obéir aux injonctions des seigneurs de la terreur, a été contraint de faire demi-tour.

Au soir du mercredi, de fortes détonations ont troublé le sommeil des résidents du Bas de Delmas, du quartier de Bel-Air et de Chancerelles, révèlent des sources locales.

Rameau Normil souffle le chaud et le froid ?

La crise de l’essence génératrice de tumultes sociaux à Port-au-Prince et dans des villes de province, depuis plusieurs semaines, marque un tournant pour que des poches de gangs, de truands puissent s’affirmer. Derrière des barricades, des citoyens se font régulièrement rançonner et dépouiller par de jeunes surfant sur la pénurie du carburant pour tirer leur épingle de ce jeu de dupes.

Le directeur général a.i de la Police nationale, Rameau Normil, a promis d’intensifier la présence policière pour mater la violence des gangs. Parallèlement, dans les rues, des manifestants se font violemment tabasser par des policiers.

L’assassinat, par des policiers, lundi 16 septembre dernier, du jeune Vladimy Fédé, récemment rentré en Haïti après un long séjour au Chili, a révolté la communauté de Carrefour.

Le nouveau patron de la PNH, en attente d’être ratifié au Sénat, est en train, selon plus d’un, de souffler le chaud et le froid.

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