Brian McBride : “La jeunesse de l’équipe américaine est un atout”

Published On August 14, 2022 | By Charité Thélot | Sports
  • L’ancien international Brian McBride est aujourd’hui manager général de l’équipe des États-Unis Pour FIFA+

  • Il évoque la préparation de son pays pour la Coupe du Monde de la FIFA, Qatar 2022™

  • Les centres de formation américains produisent des joueurs “plus complets”, selon lui

Lors des qualifications pour Qatar 2022, les États-Unis ont fait le pari de la jeunesse. Le sélectionneur Gregg Berhalter n’a pas hésité à aligner régulièrement la plus jeune équipe américaine jamais vue à ce stade de la compétition. À 13 reprises (sur 14 sorties), son onze de départ affichait une moyenne d’âge de 24 ans ou moins.

L’ancien défenseur assume totalement ce choix courageux. “Si nous alignions la même équipe en 2026, nous serions encore plus jeunes que celle qui a échoué en 2018”, a-t-il notamment déclaré aux journalistes, au mois de mai dernier.

“Nous voulions rajeunir le groupe et c’est ce que nous avons fait.” Depuis, les protégés de Berhalter ont validé leur billet pour le Qatar, un exploit que leurs aînés n’avaient pas réussi à accomplir quatre ans auparavant.

Toutefois, chaque médaille a son revers : ces Stars and Stripes débutants n’auront pratiquement aucune expérience de la Coupe du Monde au moment d’entamer la compétition, d’autant que les rescapés de l’édition 2014 (la dernière à laquelle les États-Unis ont participé) commencent à se faire rares. En revanche, Berhalter compte deux participations à l’épreuve suprême, en tant que joueur.

Le manager général Brian McBride a, quant à lui, disputé France 1998, Corée/Japon 2022 et Allemagne 2006. L’ancien attaquant de Fulham estime pour sa part que rien ne peut vraiment préparer cette nouvelle génération à ce qui l’attend au Qatar.

“Bien sûr, nous pouvons leur parler de ce que nous avons vécu pendant ces tournois. Nous aurons certainement l’occasion de le faire”, explique l’intéressé, interrogé par FIFA+. “Mais tant qu’on ne l’a pas vécu, c’est difficile de se rendre compte de ce que ça représente. Il n’y a pas vraiment d’équivalents.”

“Nous allons essayer de les préparer au mieux, ne serait-ce que pour leur donner les bases qui leur permettront d’appréhender l’événement. Il faut aussi alléger la pression et répondre aux inquiétudes. Mais au bout du compte, c’est une expérience qu’il faut faire par soi-même.”

“Tout ce que nous pouvons faire, c’est créer un environnement dans lequel ils se sentiront en confiance, afin de donner le maximum. Personnellement, c’est ce que j’ai retenu. Pour bien profiter d’une Coupe du Monde, il faut jouer librement.”

Ces certitudes, McBride les a acquises durant Corée/Japon 2002. Lors d’un précédent entretien accordé à FIFA+, il avait présenté ce tournoi comme “l’expérience la plus intense de [sa] carrière de footballeur”.

“Cette Coupe du Monde m’a aidé à comprendre ce que j’attendais vraiment”, ajoute l’ex-international, jamais à court de louanges lorsqu’il s’agit d’évoquer le travail de l’ancien sélectionneur

Bruce Arena. “Gregg [Berhalter] était là aussi en 2002 et je crois que nous avons la même vision des choses. Comme moi, il pense que les joueurs doivent avoir le sentiment d’appartenir à une famille.” Si les enseignements de Corée/Japon 2002 peuvent bénéficier à cette jeune génération américaine, notre interlocuteur n’ignore pas que l’édition 2022 présente un certain nombre de spécificités.

Ainsi, le tournoi aura lieu à l’automne, ce qui n’est pas sans poser quelques interrogations sur le niveau de forme des joueurs.

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