À la Une: au Pérou, la police perquisitionne le palais présidentiel

Published On August 10, 2022 | By Charité Thélot | Nouvelles

« La belle-sœur de Pedro Castillo se cachait dans le palais présidentiel et maintenant, elle est en fuite », titre en Une El Comercio. Selon le procureur cité par le journal, Yenifer Paredes « ferait partie d’un groupe criminel dans lequel elle aurait eu un rôle d’intermédiaire ». Un groupe criminel qui « mettrait en place des appels d’offres illégaux ». La police est restée une heure dans le palais sans la trouver, mais « de source policière elle s’y était rendue la veille », souligne El ComercioLa Republica affirme que selon l’équipe spéciale contre la corruption du bureau du procureur, Pedro Castillo en personne dirigerait une organisation criminelle à laquelle participeraient entre autres la première dame et sa sœur.

Et le président Pedro Castillo a réagi lors d’une allocution à la télévision à cette perquisition. « Le président Pedro Castillo ne répond pas aux accusations qui le visent, et affirme que tout cela fait partie d’un plan contre lui », estime après son intervention le site Radio Programas del Peru. Peru21 note que si la police n’a pas mis la main sur Yenifer Paredes, elle a arrêté hier, dans la même affaire, le maire de Anguia Jose Nenil Medina Guerrero, ainsi que, complète El Comercio, un entrepreneur et sa sœur pour participation présumée à une bande criminelle et blanchiment d’argent. Peru21 publie un sondage selon lequel 72% des Péruviens désapprouvent la politique de lutte contre la corruption du président.

► À lire aussi : Pérou: perquisition du palais présidentiel à la recherche de la belle-sœur du président

Le Venezuela souhaite rétablir les relations militaires avec la Colombie 

 Au Venezuela, le président Nicolas Maduro veut rétablir les relations militaires avec la Colombie. « Le président a ordonné au ministre de la Défense de rentrer en contact avec son homologue colombien », titre Ultimas Noticias. « Rappelons, écrit Semanaque le président n’avait pu assister à la cérémonie de prise de pouvoir de Gustavo Petro dimanche dernier parce que l’ex-président Ivan Duque, avec qui Nicolas Maduro a eu un important conflit diplomatique, l’a empêché de venir en Colombie ». Mais le président vénézuélien a parlé avec Gustavo Petro dès l’annonce de sa victoire à la présidentielle. Selon le président colombien cité par El Nacional, « il y a déjà des rapprochements pour une normalisation des relations », même s’il dément les rumeurs d’une possible rencontre avec Nicolas Maduro : « nous avons encore beaucoup de chemin à faire ».

En tout cas, selon Gustavo Petro, cette fois cité par La Patilla, « en deux mois la frontière avec le Venezuela pourrait être totalement rouverte ».

Une frontière au centre d’un possible rétablissement des relations militaires, qui pourrait se traduire selon Semana « par l’appui militaire que les deux Nations doivent fournir sur les plus de 2 100 kilomètres de frontières où règne le narcotrafic, les groupes criminels, l’ELN, les dissidences des Farc. » Du côté de la presse colombienne, El Espectador, dans un éditorial, prévient : « Attention (…) : c’est une chose de rétablir des relations, c’est en une autre, très différente, de donner son aval à un régime qui continue de violer à sa guise les droits humains et emprisonne la démocratie du pays voisin ».

Migrants haïtiens aux États-Unis : « pied sec, pied mouillé » 

Plus d’une centaine de migrants haïtiens ont été arrêtés au large de la Floride. Information donnée par Alter Presse. Cela s’est passé ce lundi, deux jours après l’interception par les garde-côtes américains de plus de 300 Haïtiens, toujours au large de la Floride. Ce mercredi, Rezonodwès résume un article du Miami Herald, intitulé : « Pourquoi certains réfugiés haïtiens sont autorisés à entrer aux États-Unis et d’autres déportés ? » « Ces cinq derniers mois, explique le journal, dans quatre cas au moins, les migrants haïtiens qui ont plongé pour atteindre la plage, abandonnant des bateaux délabrés et surchargés, ont été récupérés par des agents fédéraux pour que leur cas soit traité – alors que ceux qui sont restés à bord ont été remis aux garde-côtes américains pour un rapatriement ». Une politique du « pied sec, pied mouillé », sujet d’inquiétude depuis trente ans, explique le directeur d’une association dirigée par l’archidiocèse de Miami : « les gens qui sautent dans l’eau pour éviter d’être refoulés parce qu’ils ont été capturés, c’est très dangereux et ça l’a toujours été ».

Serena Williams annonce sa retraite 

La joueuse de tennis américaine Serena Williams a annoncé hier dans le journal Vogue que, concernant sa retraite, le compte à rebours était enclenché. « À son apogée – et elle en a connu plusieurs », note le New York Times, l’ancienne numéro 1 mondiale, aujourd’hui âgée de 40 ans, « a été une des figures les plus dominantes dans le monde du sport : capable de déborder et d’intimider ses adversaires avec des coups à pleine puissance et des hurlements à pleine gorge, souvent sortis au moment approprié pour un maximum d’effet ». Du coup, analyse le Boston Globe, « ses adversaires ont utilisé la critique et le rejet comme des armes – refusant de reconnaître ses exceptionnels talents techniques, seulement ses prouesses physiques ». 

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