Coronavirus – Haïti : Le malheur des uns fait le bonheur des autres

Published On March 25, 2020 | By Charité Thélot | Politique

La pandémie du coronavirus continue son expansion macabre à travers le monde. De la Chine à Haïti en passant par l’Italie, la France, les Etats-Unis, etc., plus rien ne va. Cette maladie donne du fil à retordre aux gouvernants du monde  entier et même aux religieux. Seulement, pendant que l’on cherche la solution-miracle, certaines personnes cherchent à profiter de la situation.

Ainsi donc, le malheur des uns fait le bonheur des autres. Malgré que le coronavirus soit devenu l’ennemi numéro 1 du monde entier, le 19 Mars dernier,  Jovenel MOÏSE, l’air satisfait, a fait l’annonce des  deux (2) premiers cas de CORONAVIRUS en Haiti au palais National en plein conseil des ministres . Au même moment ,il a déclaré l’état d’urgence sanitaire  dans le pays .

D’un autre côté, ce mal ne trie pas toutes ses victimes. Au moment donc où tous les pays cherchent des solutions, des colons haïtiens cherchent à devenir  plus  riches.

Par exemple, dans le cadre de la prévention, les autorités sanitaires conseillent l’usage du gel hydroalcoolique pour se désinfecter les mains. Il n’en fallait pas plus pour que les personnes peu scrupuleuses s’adonnent à des spéculations. Dans certains points de vente en Haïti , les prix des différents gels ont grimpé. Ces produits, qui étaient vendus à 350 HTG l’unité, sont cédés aujourd’hui à près de 2000HTG. C’est une hausse de plus de 300% ! Même scénario avec la vente des cache-nez. A certains endroits, on ne négocie plus le prix comme cela est de coutume ; soit tu achètes, soit tu pars.

Tonton  Bicha  de son vrai nom Daniel Fils-Aimé la première personne qui a ridiculisé le Professeur Nelson Bellamy de l’Université de Limonade sur les réseaux sociaux pour avoir été testé négatif du Covid-19 aurait reçu un demi million de gourdes du gouvernement pour un simple spot publicitaire.

Aussi, avec la fermeture des établissements scolaires, des responsables d’écoles privées feront des bénéfices. Les enseignants ne seront pas payés durant la période morte. Après, il n’y aura pas non plus de cours de rattrapage. Cela n’est pas nouveau. C’est un comportement qu’on observe déjà durant les périodes du pays lock en Haïti.

Au niveau de la gouvernance, il est à craindre que les financements mobilisés pour lutter contre le coronavirus ne soient détournées à d’autres fins. Comme l’exemple donné par les gouvernements précédents avec le fonds petro Caribe.

En plus , la psychose et la désinformation ont aussi conduit certaines personnes à des comportements inhabituels. C’est ainsi qu’à travers les quartiers populaires et huppés  de Port- au -Prince , des citoyens ont bu de l’alcool (clairin) et de rhum comme produit efficace contre le coronavirus.

En outre, les compagnies  qui vendent le service des chaînes câblées et d’internet  se frottent les mains. En effet, pour certaines qui ont de l’autonomie de l’électricité , la vente de ces services  a explosé avec les mesures de couvre-feu de 8hPM à 5hAM..

Pour finir, ceux qui ne croient pas en Dieu ont obtenu leur revanche sur les religions. Sur les réseaux sociaux, surtout sur Facebook, les inepties sur les croyances se comptent par milliers. Les auteurs de ces publications font remarquer que les religions semblent impuissantes face au Covid-19. Ils citent en exemple la fermeture des lieux comme le temple du Profète Markenson à Clercine..

Pendant donc que les uns pleurent, les autres se frottent les mains. Dans tous les cas, il est impératif que chacun suive de façon scrupuleuse les mesures conseillées par les autorités sanitaires dans le pays.

Vitalème ACCÈUS
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