Electricité:Le plan de Jovenel Moïse

Published On July 11, 2017 | By Charité Thélot | Nouvelles

Le président de la République, lors d’un point de presse bilan sur sa participation à une réunion de la Caricom mercredi dernier, est revenu sur son projet d’électrifier l’ensemble du territoire national en seulement 24 mois. S’il reste peu éloquent sur les sources de financement de son projet, il a énuméré les différentes étapes qui devront aboutir à la concrétisation de cette promesse. En effet, l’entrepreneur mu en politique a souligné que l’un des premiers chantiers consistera à la réparation du réseau de la zone métropolitaine. À ce titre, il compte sur « l’une des plus grandes sociétés en matière de réparation de réseaux électriques ».

« Le pays n’est pas confronté à un problème de production d’énergie. On peut acheter 1000 mégawatts d’électricité si on veut. Le vrai défi réside dans la distribution. Le réseau électrique de la zone métropolitaine, s’étendant de la Côte-des-Arcadins à Léogâne, a été construit pour desservir 300 000 personnes. Aujourd’hui, près de 4 millions de personnes vivent dans cet espace. 80 % de ces 45 circuits de ce réseau ne fonctionnent pas correctement. Cela dit, ce réseau doit être rénové. Ce sera notre premier chantier », a-t-il fait savoir.

Le temps de réparer ces réseaux, Jovenel Moïse profitera pour s’attaquer à un autre chantier, celui de l’électrification, 24 heures sur 24, des petites villes qui ne sont pas connectées sur le réseau. « Ce travail a déjà débuté à Les Irois. Son système mixte est déjà là. Cette ville aura à la fois de l’énergie solaire, éolienne et diesel. Les compteurs prépayés pour ses 500 maisons sont déjà disponibles. D’ici la fin du mois de juillet, Les Irois aura l’énergie électrique 24h sur 24. Les autres petites villes seront touchées par la suite », a-t-il promis, soulignant que l’opinion publique sera informée à chaque réalisation.

Par ailleurs, le président a fait état d’un projet de connexion de la zone métropolitaine avec 16 grandes villes du pays telles que ouanaminthe, Fort-Liberté, Cap-Haïtien, Limbé, Saint-Louis du Nord, Port-de-Paix, Mirebalais, Hinche, Petit Goâve, Jacmel, Miragoâne, Aquin, Cayes, Jérémie  etc. Avec la région métropolitaine, ces villes, souligne-t-il, consomment 92% de l’énergie produite. « Ces 16 grandes villes et Port au Prince ont besoin de 600 à 700 mégawatts contre 20 mégawatts pour  les petites villes dans leur ensemble », explique-t-il.

Plus loin, Moïse a révélé avoir exigé des entreprises productrices d’énergie dans le pays de définir d’autres sources afin de produire 200 mégawatts. « Le gouvernement ne va pas accepter un courant produit à partir du diesel ou encore du mazout. Ces entreprises peuvent recourir au gaz naturel et au soleil. Elles ont accepté. Nous allons signer un mémorandum en ce sens », a-t-il dit.

Jovenel Moïse a déploré que, dans certains cas, l’État haïtien paie pour 90 mégawatts de courant alors que les zones en question ne peuvent recevoir que 20 mégawatts. Dans la foulée, il a remercié la Banque interaméricaine de développement (BID) qui a financé la construction d’une sous-station à Tabarre pouvant recevoir les 54 mégawatts d’énergie produite à la centrale de Péligre. « On a déjà une turbine à Péligre, une autre sera réparée d’ici décembre et la réparation de la dernière sera achevée en mars 2018. D’ici juin 2018, ces 54 mégawatts pourront entrer sur le réseau de Port-au-Prince », a-t-il fait savoir.

Jean Daniel Senat source le nouvelliste

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